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Vaginisme : pourquoi mon corps se ferme sans que je le veuille ?

Quand on vit avec un vaginisme, la question qui revient souvent, parfois comme une obsession :

Pourquoi mon corps se ferme alors que moi, j’ai envie ?

Et c’est souvent parce que ce décalage entre le désir et la réaction du corps est déroutant, frustrant, parfois douloureux émotionnellement! Et pourtant, ce que fait ton corps lorsqu’il demande à tes muscles de se bloquer a une logique. Sauf que ce n’est PAS contre toi. C’est une logique de protection. Ton corps veut te mettre en sécurité!


Le vaginisme, ce n’est pas un refus

Le vaginisme n’est pas une décision volontaire, ce n’est pas un “non” conscient. Ce n’est pas non plus un manque d’amour, ou de désir ou d’envie. Non!

Le vaginisme est une contraction involontaire des muscles du vagin et du plancher pelvien.

Comme quand on cligne des yeux si quelque chose arrive trop vite, ou que l’on sursaute sans réfléchir parce qu’on a entendu un bruit ou quand on se crispe avant même de comprendre pourquoi.

Car ton corps agit avant ta pensée!

Tu peux avoir envie. Tu peux te sentir en confiance. Tu peux aimer la personne. Et pourtant, ton corps peut se refermer tout seul. Et je le répète, c’est un réflexe naturel, que ton corps a mis en place pour te protéger de quelque chose (la pénétration, le pénis, les microbes…), qu’il pense dangereux, ou qu’il a pensé dangereux à un moment donné.

Ce réflexe de protection peut aussi s’exprimer par de la douleur. Tu peux lire aussi :

👉 Douleur à la pénétration : comment comprendre ce qui se passe dans mon corps


Le corps apprend par l’expérience

Le corps est très fort pour apprendre, plus que notre mental d’ailleurs! Il apprend surtout par :

  • la douleur,
  • la peur,
  • la surprise,
  • l’insécurité.

S’il a vécu ou ressenti un moment, même indirect (par des images, récits, vidéos, films, porno, sensations, transmission, interdits, croyances…) où la sexualité, la pénétration, l’intimité ou les organes génitaux féminins ou masculins ont été associés à :

  • de la douleur,
  • une peur intense,
  • un sentiment d’invasion,
  • une pression trop forte,
  • un événement traumatique,il peut enregistrer une règle simple :

“Cette situation est dangereuse.”

Même si, plus tard, le contexte change. Même si tu te sens en sécurité aujourd’hui. Même si tu as envie.

Le corps, lui, se souvient à sa manière. Pas avec des mots. Avec des tensions, des réflexes, des contractions.

Et il fait cela pour TE protéger de ce qu’il a perçu comme un danger. C’est finalement un super réflexe! Sauf, qu’aujourd’hui, une mise à jour semble nécessaire! Et c’est exactement cela que je te propose dans mon programme Hypnose et Vaginisme.

Quand la peur s’installe même en présence du désir, cela peut ressembler à ce que tu trouveras ici :

👉 Pourquoi j’ai peur de la pénétration même quand j’en ai envie


Quand l’anticipation suffit à bloquer

Parfois, il n’y a même pas besoin d’un grand traumatisme. La peur (souvent inconsciente!) suffit pour que le corps bloque et contracte. Ensuite, le cercle vicieux peut s’installer :

  • une première douleur,
  • la peur que ça recommence,
  • l’anticipation avant le rapport,
  • la tension dans le corps,
  • la contraction,
  • la douleur ou l’impossibilité,
  • puis la confirmation intérieure : “tu vois, ça fait mal”.

À force, le corps n’attend plus que ça se passe mal pour réagir.

Il se ferme avant.

Ce n’est pas de la mauvaise volonté! Et c’est important de le souligner!!! Tu peux même montrer cette page à ton partenaire et lui dire que c’est une sexothérapeute qui l’écrit!

C’est un corps qui a appris que se fermer est plus sûr que s’ouvrir.

Je t’explique ces mécanismes plus en détail dans la page 👉 Hypnose et vaginisme : comprendre, apaiser et retrouver une sexualité sans douleur


Désir, amour et sécurité ne sont pas la même chose

On croit souvent que si l’amour est là, si le désir est là, le corps devrait suivre. Mais ce n’est pas si simple! Le désir ne suffit pas à donner un sentiment de sécurité au corps.

On peut : avoir envie, aimer, être excitée, mouiller même! et en même temps :

  • avoir un corps qui se méfie,
  • qui se protège,
  • qui se crispe.

Le désir vient surtout de la tête et du cœur. La sécurité vient du système nerveux.

Et quand le système nerveux perçoit un danger, même imaginaire, il choisit la protection.


Le vaginisme n’est pas “dans la tête”

Dire “c’est psychologique” ne veut pas dire “c’est imaginaire” ou que la personne le fait « exprès ». NON! Le vaginisme se vit :

  • dans les muscles,
  • dans la respiration,
  • dans le bassin,
  • dans les sensations.

Il est bien réel dans le corps. Il est souvent déclenché par des mécanismes émotionnels et inconscients. D’ailleurs, fais un test : si tu essaies de contracter toi-même volontairement tes muscles, ce ne sera jamais autant que lorsque ton corps se bloque tout seul…

Ce n’est pas un problème de volonté.

Encore mieux, essaie de dire à tes muscles : “ouvre” …. Hmmmm, rien ne se passe ? C’est normal! Comme on ne peut pas dire à son cœur : “arrête de battre vite”. Ou à notre ventre « allez, commence à digérer« 


Pourquoi le corps continue même quand le danger n’est plus là

Le corps ne fonctionne pas avec des raisonnements. Il fonctionne avec des associations. S’il a associé :

“pénétration = danger”

il réagira même si, aujourd’hui :

  • tu es en sécurité,
  • tu es avec quelqu’un de respectueux,
  • tu te sens prête mentalement.

Il ne sait pas toujours faire la différence entre le passé et le présent. Il agit “par défaut”, pour éviter ce qu’il croit être une menace.


Ce que ça change de comprendre ça

Comprendre que ton corps ne TE combat pas change beaucoup de choses. Ça permet de sortir :

  • de la culpabilité,
  • de la honte,
  • de l’idée d’être “cassée”,
  • de la guerre contre soi.

Ton corps ne te punit pas. Il te protège, parfois maladroitement, parfois trop fort, parfois trop longtemps.

Le chemin n’est pas de forcer l’ouverture. Mais de réapprendre au corps qu’il peut être en sécurité autrement.

Quand la sécurité revient, le corps n’a plus autant besoin de se fermer. Et ça, ça se construit avec de la douceur, du respect, du temps, et parfois un accompagnement adapté, ce que je te propose dans mon programme que tu peux découvrir en cliquant sur le bouton plus bas.

Le vaginisme n’est pas un échec.

C’est l’histoire d’un corps qui a appris à se défendre. Et tout ce qui s’apprend… peut aussi se transformer.

Prends bien soin de toi. 🌸