Avoir mal pendant la pénétration est une expérience déstabilisante. Les femmes, souvent jeunes, que je rencontre me demande souvent : “Pourquoi ça fait mal alors que je devrais prendre du plaisir ?”, “Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ?”
Si tu lis ces mots, sache d’abord que la douleur n’est jamais anodine. Elle est un message du corps. Et ce message mérite d’être écouté, pas ignoré, ni combattu, ni forcé.
La douleur n’est pas une erreur
La douleur n’est pas là pour te gâcher la vie. Elle est là pour signaler qu’il se passe quelque chose qui ne va pas pour ton corps à cet instant.
Comme quand on retire la main d’un objet brûlant sans réfléchir, la douleur est un signal de protection.
Dans l’intimité, elle peut dire :
- “C’est trop vite.”
- “C’est trop fort.”
- “Je ne me sens pas en sécurité.”
- “Je suis trop tendue.”
- “Je ne suis pas prête.”
Et même si, mentalement, tu aimerais l’être.
Cette douleur est parfois liée à un vaginisme. Tu peux aussi lire :
👉 Vaginisme : pourquoi mon corps se ferme sans que je le veuille ?
Douleur, vaginisme, dyspareunie : ce n’est pas toujours la même chose
Toutes les douleurs à la pénétration ne viennent pas du même mécanisme. Les définitions parlent parfois de :
- Dyspareunie : douleur pendant les rapports, liée à une cause physique, hormonale, inflammatoire ou tissulaire.
- Vaginisme : contraction involontaire des muscles du vagin qui rend la pénétration difficile ou impossible.
Dans la réalité, les deux peuvent se mélanger. Une douleur physique peut déclencher un réflexe de contraction.
Et ce réflexe peut ensuite provoquer encore plus de douleur. Le corps entre alors dans un cercle vicieux :
douleur → peur → tension → contraction → encore plus de douleur.

Le rôle de la tension
Quand le corps est tendu, tout devient plus sensible. Les muscles se raccourcissent, la respiration devient plus haute, le bassin se crispe. Cette tension peut venir de :
- stress,
- fatigue,
- pression mentale,
- peur d’avoir mal,
- anticipation négative,
- expériences passées difficiles…
Même sans cause médicale claire, la tension suffit parfois à rendre la pénétration douloureuse.
Quand le corps se protège
Le corps a une seule mission : te garder en vie et en sécurité. S’il pense qu’une situation peut être dangereuse, il va se défendre. Dans l’intimité, ça peut donner des contractions involontaires ressenties dans toute ta zone génitale et parfois même dans tout le corps, une fermeture totale de l’entrée du vagin, des blocages, crispations et parfois des douleurs.
Même si le danger n’est pas réel aujourd’hui. Même si tu es avec quelqu’un de respectueux. Même si tu as envie.
Car ton corps ne raisonne pas avec des arguments. Ton corps réagit à ce qu’il croit reconnaître comme une menace.
La mémoire corporelle
Le corps garde en mémoire certaines expériences, même indirectes. Une douleur passée, un geste trop brusque, une situation vécue comme envahissante peut laisser une trace. Par exemple, certains vaginismes peuvent se développés à la suite du visionnage de films porno extrême, trop intenses, à un moment où ces images n’étaient pas consenties, comprises, acceptées.
Ensuite, et même si la situation actuelle est différente, ton corps peut réagir comme avant, par automatisme.
Ce n’est pas de la faiblesse, ni une anormalité NON!
C’est une façon naturelle d’éviter que la douleur ne revienne.
La peur joue souvent un rôle important dans ces douleurs, même quand le désir est là :
👉 Pourquoi j’ai peur de la pénétration même quand j’en ai envie
Pourquoi ça fait mal même quand on aime et qu’on désire
C’est le paradoxe, ton corps et ton esprit veulent deux choses différentes pour toi. Tu peux aimer. Tu peux désirer. Tu peux avoir envie. Et pourtant avoir mal.
👉 Parce que le désir ne suffit pas toujours à donner un sentiment de sécurité au corps. Le corps a besoin de se sentir : en confiance, détendu, respecté dans son rythme.
Si le système nerveux est en alerte, même légèrement, il peut créer des tensions qui rendent la pénétration douloureuse.
Ces mécanismes sont expliqués plus en détail dans la page
👉 Hypnose et vaginisme : comprendre, apaiser et retrouver une sexualité sans douleur
Écouter la douleur plutôt que la combattre
Quand on lutte contre la douleur, on se crispe souvent encore plus. On veut “que ça passe”, “que ça marche”, “ne pas bloquer”.
Mais le corps ne se détend pas sous la pression.
Comprendre ce qui se passe dans ton corps, c’est déjà commencer à changer la relation que tu as avec lui. La douleur n’est pas ton ennemie, elle n’est pas bizarre. Elle est un signal. Elle te demande :
ralentis, écoute, respecte ton rythme, prends soin de ce qui se passe à l’intérieur.
C’est en redonnant au corps un sentiment de sécurité, de douceur et de respect que la douleur peut, peu à peu, perdre sa raison d’être. Si tu vis une situation de blocage sexuel dans ton corps de femme, mon programme spécial Hypnose et vaginisme peut t’accompagner dans ton parcours pour (re)découvrir une sexualité épanouie et épanouissante, dans la sérénité et le jeu! Tu peux le découvrir en cliquant sur le bouton ci-dessous. Et surtout, prend soin de toi.

