Hypnose et vaginisme : comprendre, apaiser et retrouver une sexualité sans douleur

Qu’est-ce que le vaginisme ?

Le vaginisme est une contraction involontaire des muscles du vagin et du plancher pelvien qui rend la pénétration difficile, douloureuse, voire impossible. Cette contraction ne se décide pas consciemment : ce n’est ni un “refus”, ni un manque de désir, ni un choix. C’est un réflexe du corps.

Comme l’œil qui se ferme quand quelque chose arrive trop vite, le corps se contracte pour se protéger. Même quand la personne a envie, même quand elle se sent en confiance, même quand elle aimerait que ça se passe autrement, le corps peut se refermer tout seul.

On parle généralement de deux formes principales :

  • Le vaginisme primaire : la pénétration n’a jamais été possible sans douleur ou blocage.
  • Le vaginisme secondaire : la pénétration était possible avant, puis le corps a commencé à se fermer après un événement, une douleur, un stress, un traumatisme, une période difficile ou un changement important.

Le vaginisme peut se manifester dans différentes situations :

  • lors des rapports sexuels,
  • lors de l’utilisation de tampons ou de cups,
  • pendant les examens gynécologiques,
  • ou même simplement à l’idée d’une pénétration.

Ce qui est important de comprendre, c’est que le vaginisme n’est pas “dans la tête” au sens où il serait imaginaire. Il se vit dans le corps, dans les muscles, dans la respiration, dans le bassin. Mais il est souvent déclenché par des mécanismes émotionnels, relationnels ou inconscients.

Ce n’est pas rare. Beaucoup de femmes vivent cela à un moment de leur vie, parfois sans même oser mettre un mot dessus. Et ce n’est ni une faute, ni une faiblesse, ni un manque de féminité. C’est simplement un corps qui a appris, à un moment donné, que se fermer était plus sûr que s’ouvrir.

Apaiser le vaginisme avec l'hypnose

Pourquoi le corps se ferme

Le réflexe de protection

Quand le corps se ferme, ce n’est pas contre toi. Ce n’est pas pour t’empêcher de vivre ta sexualité. C’est une réaction de protection. Le corps fait ce qu’il sait faire de mieux quand il perçoit un danger, réel ou imaginé : il se tend, il se prépare, il se referme.

Le vaginisme fonctionne comme beaucoup d’autres réflexes automatiques. Quand quelque chose a été vécu comme douloureux, menaçant, envahissant ou trop intense, le corps en garde une trace. Même si l’événement est ancien, flou, ou que tu n’en as pas un souvenir très clair, le corps, lui, s’en souvient à sa manière.

Il n’a pas besoin que le danger soit réel pour réagir. Il suffit parfois :

  • d’une douleur passée,
  • d’une peur très forte,
  • d’un contexte insécurisant,
  • d’une pression à “réussir” la sexualité,
  • ou d’une anticipation anxieuse,pour qu’il se mette en mode protection.

Le problème, c’est que ce réflexe peut se déclencher même quand il n’y a plus de danger. Le corps confond alors le présent avec le passé. Il agit comme si la situation allait forcément faire mal, forcément être trop, forcément être dangereuse. Alors il se contracte avant même que quoi que ce soit ne se passe.

Une protection renforcée par d’autres facteurs

Ce mécanisme est souvent renforcé par le cercle suivant :

  • une première expérience difficile ou douloureuse,
  • la peur que ça recommence,
  • la tension avant le rapport,
  • la contraction du corps,
  • la douleur ou l’impossibilité,
  • puis la confirmation intérieure : “tu vois, c’est dangereux”.

À force, le corps apprend que se fermer est la solution la plus sûre. Même quand le désir est là, même quand l’amour est là, même quand l’envie de vivre une sexualité différente est très forte, ce réflexe peut rester actif.

Comprendre cela change beaucoup de choses. Parce que ça permet de sortir de la culpabilité, de l’idée qu’on “bloque”, qu’on “ne veut pas vraiment”, ou qu’on “n’y met pas assez du sien”. Le corps ne fait pas la guerre à la personne. Il essaie simplement, maladroitement parfois, de la protéger.

Vaginisme et conséquences

Le vaginisme ne touche pas seulement la sexualité. Comme il concerne le corps, l’intimité et parfois l’identité, il peut avoir des répercussions dans plusieurs domaines de la vie.

Dans la vie sexuelle

Le vaginisme peut rendre la pénétration difficile, douloureuse ou impossible. Cela peut créer :

  • de la frustration,
  • de la tristesse,
  • de la colère contre soi,
  • un sentiment d’injustice.

Certaines femmes finissent par éviter toute situation intime de peur que le problème revienne. D’autres continuent malgré la douleur, ce qui peut renforcer encore plus le réflexe de protection du corps.

Peu à peu, la sexualité peut devenir un espace de stress plutôt qu’un espace de plaisir, alors même que le désir est parfois toujours présent.

Dans la relation de couple

Le vaginisme peut créer beaucoup d’incompréhensions dans le couple. La personne concernée peut se sentir coupable, “défaillante”, différente. Et son ou sa partenaire peut se sentir rejeté-e, impuissant-e, maladroit-e. Et surtout, ne pas comprendre.

Quand on n’en parle pas clairement, chacun peut commencer à interpréter à sa manière :

  • “Je ne lui plais plus.”
  • « Elle exagère, elle fait semblant. »
  • « C’est pas normal. »
  • “Elle ne me désire pas vraiment.”
  • “Je suis nul-le.”
  • “C’est de ma faute.”

Ces malentendus peuvent créer de la distance, de la tension, parfois même des conflits, alors que le problème vient surtout d’un corps qui se protège.

Dans le rapport à soi

Vivre avec du vaginisme peut toucher l’image de soi. Certaines femmes se sentent :

  • “anormales”,
  • moins féminines,
  • cassées,
  • honteuses.

Le regard qu’on porte sur son propre corps peut devenir dur, critique, parfois violent. On peut avoir l’impression que son corps nous trahit, alors qu’en réalité il essaie de nous protéger.

Dans le suivi médical

Le vaginisme peut aussi compliquer les examens gynécologiques. Certaines personnes évitent les consultations, par peur de la douleur ou du blocage.

Cela peut entraîner :

  • du stress à chaque rendez-vous,
  • un suivi médical irrégulier,
  • parfois une culpabilité supplémentaire.

Tout cela pour te montrer que le vaginisme n’est pas “juste” un problème sexuel. Il touche l’intimité, la confiance, la relation à soi et aux autres. C’est pour cela qu’il mérite une approche douce, globale et respectueuse du rythme de chacune.

On reprogramme la sécurité

L’objectif n’est pas de forcer l’ouverture, mais de réapprendre au corps que certaines situations peuvent être sûres.

L’hypnose crée des expériences intérieures où le corps peut ressentir la sécurité, la douceur, le respect de ses limites. Ces expériences deviennent de nouvelles références pour l’inconscient. Dans mon cabinet de sexothérapeute, j’aime convier les partenaires lors de certaines séances d’hypnose afin que les corps se « ressentent », que les énergies s’apaisent, que la sécurité s’installe.

On fait baisser la pression de performance

La pression de “réussir”, de “ne pas bloquer”, de “faire comme il faut” entretient souvent le vaginisme.

L’hypnose aide à sortir de ce mode performance pour revenir à quelque chose de plus simple : sentir, respirer, être là, sans obligation.

On réapprend la détente, le plaisir, la sensualité

La détente ne se commande pas. Elle s’apprend. Sans elle, le rapport sexuel est crispé, et risque d’être dénué de plaisir.

Grâce à l’hypnose, le corps peut redécouvrir ce que c’est que se relâcher, respirer librement, laisser le bassin et le ventre se détendre, ressentir des sensations de plaisir et entrer dans la sensualité de tout le corps. Ce sont ces expériences répétées de détente qui, petit à petit, permettent au corps de ne plus vivre l’intimité comme une menace.


Mon approche est globale : hypnose, méditation, exploration corporelle

Le vaginisme ne concerne pas seulement un muscle ou un geste. Il touche le corps, l’émotionnel, le mental et la façon dont on vit l’intimité. C’est pour cela qu’une approche globale est souvent plus aidante qu’une seule méthode isolée. L’association de l’hypnose, de la méditation et de l’exploration corporelle permet de travailler à plusieurs niveaux, en respectant le rythme de chacune.

Dépasser le vaginisme grâce à mon programme d'hypnose

Avec l’hypnose : on travaille sur les croyances, la peur, la mémoire

L’hypnose permet d’agir sur ce qui se passe en profondeur :

  • les croyances inconscientes (“ça va faire mal”, “je ne peux pas”, “mon corps est bloqué”),
  • les peurs enfouies,
  • et la mémoire corporelle liée à des expériences passées.

Elle aide à transformer les images intérieures, les sensations et les automatismes qui déclenchent la fermeture. Petit à petit, de nouvelles références peuvent s’installer : plus de douceur, plus de sécurité, plus de confiance.

👉 Tu souhaites en savoir plus sur l’hypnose ? Consulte la page : Qu’est ce que l’hypnose et comment fonctionne-t-elle ?

Avec la méditation, on apaise le système nerveux et on sort de l’anticipation

La méditation agit surtout sur l’état général du corps et de l’esprit.

Quand le système nerveux est souvent en alerte, le corps se contracte plus facilement.

La méditation aide à :

  • ralentir,
  • respirer plus librement,
  • calmer le mental,
  • sortir du scénario “et si ça bloque”.

Elle permet d’apprendre à être présente dans l’instant, sans se projeter sans cesse dans ce qui pourrait mal se passer.

Avec l’exploration corporelle, on se reconnecte au corps

L’exploration corporelle est un temps pour sentir son corps autrement, sans objectif de performance ni de résultat. Il ne s’agit pas de “réussir” quelque chose, mais de redécouvrir :

  • les sensations,
  • les zones de confort,
  • les zones sensibles,
  • les limites.

Cette approche permet de recréer une relation plus douce avec le corps, sans obligation de pénétration, sans attente de réussite. Juste sentir, respirer, explorer, et laisser le corps retrouver peu à peu une sensation de sécurité et de liberté.

Mon programme Hypnose & Vaginisme

J’ai créé le programme Hypnose & Vaginisme pour toi qui peut-être n’ose pas consulter un-e sexologue, un-e sexothértapeute ou même ton gynéco. Je l’ai conçu au fil de rencontres avec des femmes pour les accompagner en douceur vers l’apaisement complet de ce blocage corporel. Mon objectif à travers ces séances est de permettre au corps des femmes de retrouver peu à peu un sentiment de sécurité et de confiance. De lui permettre de vivre une sexualité épanouie, avec toutes les options et les choix qu’elles désirent expérimenter.

Rappelle-toi : la pénétration est davantage un plaisir lorsqu’elle est optionnelle.

Ce que contient le programme

Le programme comprend :

  • 2 séances d’hypnose profondes, pour travailler sur les peurs inconscientes, la mémoire corporelle et les réflexes de protection.
  • 1 méditation guidée, pour apaiser le système nerveux, calmer l’anticipation et installer un état de détente plus stable.
  • 1 séance d’exploration corporelle (optionnelle), pour se reconnecter au corps, redécouvrir les sensations sans pression et apprendre au corps à « lâcher ».
  • 1 guide en PDF, pour comprendre le vaginisme, suivre le programme à son rythme et avoir des repères rassurants.

Une progression respectueuse

Le travail est pensé de manière progressive.

Chaque séance peut être répétée autant de fois que nécessaire.

Il n’y a pas de calendrier imposé, pas de rythme “normal” à respecter.

L’idée n’est pas d’aller vite, mais d’aller juste.

Le corps a son propre tempo, et ce programme s’adapte à ce rythme-là.

On ne force rien !

Aucune étape ne demande de forcer une pénétration, un geste ou une situation.

Tout est basé sur :

  • l’écoute,
  • la douceur,
  • le respect des limites,
  • la sécurité intérieure.

👉 Découvrir le programme pour apaiser le vaginisme


À quoi peux-tu t’attendre ?

Chaque personne est différente, et il n’existe pas de parcours identique pour toutes. Il est important de rester réaliste : il ne s’agit pas d’un miracle instantané.

On peut généralement observer, au fil du temps :

  • une détente progressive du corps,
  • une diminution de la peur et de l’anticipation,
  • une relation plus douce à son bassin et à son intimité,
  • plus de confiance dans les sensations corporelles,
  • une réouverture possible, lente et respectueuse, vers une intimité moins douloureuse.

Le plus important n’est pas d’atteindre un résultat précis, mais de sentir que le corps devient moins en alerte, plus libre, et qu’il n’a plus besoin de se fermer aussi vite pour se protéger.